Femme-maison

Femme-maison

Femme-maison, bois sculpté (Tilleul), hauteur 40 cm, largeur 12 cm et profondeur 12 cm, 2015

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La « Femme-maison » est née d’une envie de confronter un traitement de surfaces planes et lisses avec un traitement plus organique du corps qui comporte à la fois entailles et rondeurs. La tête agit comme un poids sur le corps, comme si les difficultés de la vie pesaient sur l’organisme. La maison qui évoque habituellement un repère rassurant, est dans cette sculpture une masse qui empêche le corps de se lever, de se déplier et de s’épanouir.

Manu

Manu, sculpture en bois (tilleul) teintée et cirée, 40,5 cm de hauteur, 15 cm de largeur et 6 cm de profondeur, 2015

Manu, sculpture en bois (tilleul) teintée et cirée, 40,5 cm de hauteur, 15 cm de largeur et 6 cm de profondeur, 2015

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« Manu » est une figure androgyne qui incarne un couple à elle (lui) tout seul. Les testicules démesurés, l’arrondi des fesses accentué, la chute de reins très prononcée et les petits seins ronds et délicats donnent à cette statue un côté érotique. La flexion des jambes donne du ressort à la sculpture, comme dans beaucoup de statues africaines.

Madame Z

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Madame Z, sculpture en bois (tilleul) teintée et cirée, 35 cm, 2015

Dans cette sculpture appelée  » Madame Z « , les volumes sont travaillés de manière synthétique afin de dynamiser la forme. Les facettes planes et géométriques accentuent les lignes directrices de la figure. Les entailles réalisées à la gouge, présentes sur le corps et les bras, offrent un contraste fort avec les zones lisses. On peut mettre cette sculpture en parallèle avec la statuaire du Nigéria et notamment des Mumuyes dont les volumes exagérés sont très expressifs.

 

Harmonie des Dissonances

Pour les portes ouvertes du 6 septembre 2014 au 6B, j’ai proposé un accrochage que j’ai appelé « Harmonie des Dissonances » dans lequel j’ai regroupé des pièces très différentes pour créer une accumulation hétéroclite.

Grâce à ma compagne qui a ouvert l’atelier, de nombreux visiteurs ont pu déambuler dans cet univers particulier. Un beau moment de partage, merci à tous !

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mur de l’atelier

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Bowery 4

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Bowery 4 (ou Le grand incendie) mesure 55.5 cm de large, 33 cm de haut et 11 cm de profondeur, elle est composée de divers matériaux.

Il s’agit dans cette boîte, comme dans la précédente, de visions hallucinées et fantastiques autour de la personnalité de Jeanne Hébuterne, qui est une personne réelle que j’ai transformée en personnage fictif au fur et à mesure de mon travail. L’intérieur de cette caisse évoque un cauchemar de Jeanne dans lequel l’atelier de Modigliani aurait pris feu avec toutes les madones qu’il a peintes, présentes sous la forme de dessins inspirés plus ou moins largement du travail de l’artiste collés sur les parois de la boîte. Cette scène aurait lieue sous les yeux des maîtres de la renaissance, dont Modigliani a toujours été admiratif, représentés par la reproduction d’un portrait réalisé par Dürer collé au centre de la caisse. Le côté théâtral est accentué par les proportions des différents éléments qui ne sont pas respectées. Il s’en dégage une sensation de trouble et de rêve peu compréhensible.

Le titre de cette pièce « Bowery 4 » est un hommage au roman de Siri Hustvedt Tout ce que j’aimais, paru aux éditions J’ai lu en mai 2009.

Bowery 3

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Bowery 3, 50.5 x 33 x 18.5 cm

boite1_1Cette boîte appelée « Bowery 3 », mesure 50,5 cm de long, 33 cm de large et 18,5 cm de profondeur, elle est composée de divers matériaux.

Dans ce travail les peintures sur les parois de la caisse et le verso des miroirs sont mises en scène avec des figurines en trois dimensions et divers éléments scénographiques. C’est la suite de la série de portraits de Jeanne Hébuterne que j’ai réalisée précédemment. En effet, après avoir cherché les expressions du visage de ce personnage qui a existé, mais qui devient finalement fictif et personnel, j’ai voulu constituer un univers clos qui représente ses pensées. Ce paysage intérieur est lié à une sensation de solitude et d’isolement du personnage. L’isolement amène son esprit à se marginaliser, ce qui se traduit par des visons hallucinées et fantastiques autour de sa propre personnalité et de l’univers qu’elle se crée. L’image fractionnée des portraits qui se reflètent dans les miroirs, est à mettre en relation avec les troubles de la personnalité de Jeanne.

Le titre de cette pièce « Bowery 3 » est un hommage au fabuleux roman de Siri Hustvedt Tout ce que j’aimais, paru en France aux éditions J’ai lu en mai 2009. Dans ce livre, le peintre « Bill » travaille dans deux ateliers Bowery et Bowery 2, je lui constitue ainsi son troisième atelier.

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Haut-le-cœur

Bois sculpté et peint, 48cm de haut, 22 cm de large, 7 cm de profondeur.

Bois sculpté et peint, 48cm de haut, 22 cm de large, 7 cm de profondeur.

Cette sculpture, nommée « Haut-le-cœur » est une forme de barbarie. Comme si la violence de la vie avait écorché, effrité, puis rapiécé la figure qui s’en trouve fatiguée. Lorsque je l’ai réalisée, la blessure au niveau du cœur devait servir de réceptacle pouvant accueillir une charge magique, comme dans les sculptures d’initiation ou de guérison d’Afrique. Cependant cela n’a pas fonctionné visuellement, j’ai du alors panser sa plaie. La couleur jaune et les violentes entailles dans le bois font de cette sculpture une des plus expressives que j’ai réalisées.

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